L'ASSOCIATION

Association à but non lucratif – loi 1901
 

ADRESSE

Chez Jean-François GIRARD

1301, Route impériale

73400 MARTHOD

Savoie - France

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Secrétariat et reportages jusqu'en 2010 : Martine Féchoz

Textes : L. Coquard - Albertville fortifications

Photos : V. Thiébaut - A. Thiébaut - Collection L. Pracht - G4P / Globetrotte 4 Peace - O. Cartier Moulin - B. Lavoine

Drone : Hexasky-alpes.com - Philippe Cornet

© Thuria.com Compagny with Wix.com

Petit entête
POURQUOI UN FORT ICI ?

Après la défaite de 1871 contre les prussiens, la France décide la construction d'un front fortifié sur toute sa façade Est. Début 1874, le ministre de la guerre confie cette tâche au général Séré de Rivières qui érigea un système de plus de 400 forts, sur les frontières allemandes et italiennes. Comme nous avons la bombe atomique aujourd’hui, cet impressionnant dispositif constitue la force de dissuasion de l’époque.

Ne pouvant fortifier l’intégralité de la ligne frontière située en haute altitude, la stratégie militaire de l’époque consiste à laisser l’ennemi, venu d’Italie, pénétrer dans les vallées et à le stopper au débouché de la vallée. C’est ainsi que la place d’Albertville est constituée autour de Conflans du Fort du Mont et des blockhaus des Têtes et du Laitelet côté Beaufortain. Côté Bauges, les forts du Villard et de Tamié au Sud, viennent épauler le Fort de Lestal et le blockhaus de l’Arpettaz, aujourd’hui appelé Fort de la Batterie.

SA MISSION : LA SURVEILLANCE
DU FORT DE LESTAL 600 M PLUS BAS

Sonnette avancée de la Place d'Albertville, le blockhaus de l'Alpettaz se dresse au nord du col du même nom. Placé au sommet de la falaise qui domine le fort de Lestal,il est chargé de la surveillance des abords du fort, et sa fonction principale est d'empêcher l'ennemi d'établir des batteries sur ce col. 
Il est constitué d'une enceinte crénelée percée d'embrasures pour des canons de montagne et flanqué de bastionnets. Un portail avec pont démontable surmontant un ha-ha, permet d'accéder à une cour. Dans un angle, un bâtiment en L, crénelé sur toutes les faces, est organisé pour loger 1 officier, 60 hommes de troupes et 25 artilleurs. Son entrée, après avoir passé le pont-levis intérieur, donne accès au rez-de-chaussée à des locaux non voûtés (non à l'épreuve), aux combles où sont entreposés les canons en temps de paix ou servant de logement aux artilleurs en période de guerre. En sous-sol on trouve une citerne.
Le blockhaus reçu son premier armement en 1893. Celui-ci est constitué de 4 canons de montagne de 80 mm système de Bange, approvisionnés de 300 coups chacun. Le tout fut échangé en 1900 contre 4 canons de campagne de 90 mm système de Bange.
Stockage poudre et munitions.
Les obus à mélinite sont emmagasinés au fort de Lestal.

LE FORT DE LESTAL
PLAN DES 3 NIVEAUX

1 - citerne

2 - filtres

3 - pont levis

4 - chambre pour 1 officier

5 - vestibule

6 - magasin aux poudres

7 - dortoir pour 21 soldats

8 - magasin aux vivres

9 - cuisine

10 - magasin aux cartouches

11 - dortoir pour 20 soldats

13 - dortoir pour 10 soldats

15 - latrines

16 - combles

LES GRANDES DATES
1886/1888

La construction

Conçu pour héberger 86 hommes, les matériaux furent amenés à dos de mulets.
Un détachement militaire séjourna au fort pendant la "grande guerre", puis il fut désaffecté.

1943

Une seconde vie

il reprit vie grâce à un détachement du Groupement Jeunesse et Montagne composé de deux équipes, l'équipe Claude du Planey d'Arêches et l'équipe Vincent II de Saint Guérin. Aidés par 3 ou 4 bûcherons italiens, les volontaires de J.M. abattirent 5000 mètres-cubes de bois. Après, le fort retomba une seconde fois dans l'oubli, sauf pour les vandales aidés par les intempéries.

1958

Racheté par la commune

 celle-ci ne pouvant en poursuivre l'onéreux entretien, il retomba à nouveau dans l'oubli.

1998

"Pour que vive le fort de la Batterie"

A l'état de ruines dangereuses en début 1998, la commune voulait l'abattre complètement...
mais en septembre 1998 une petite association dénommée "Pour que vive le fort de la Batterie", se constitua pour tenter de le sauver,

et sauvé il le fut !

LE FORT DE LESTAL

L'ennemi peut chercher à tourner la Défense de la Place, en pénétrant dans le Beaufortain, puis en passant le col de la Forclaz qui domine Ugine, contourner la Place d'Albertville et gagner la route de Faverges. C'est pour cela que l'on décida de construire un fort sur la rive droite de l'Arly à la pointe du promontoire qui se détache de la chaîne de l'Alpette. Le fort de Lestal est dans une situation unique pour contrôler et arrêter toutes les communications transitant entre le val d'Arly et la cluse de Faverges.

LES MISSIONS DU FORT DE LESTAL

Le fort de Lestal occupe l'extrême gauche de la ligne de défense de la Place.
Cet ouvrage situé à une altitude de 795 m, surveille le débouché de la route de Beaufort le long du Doron et enfile la route nationale le long de l'Arly. Il  bat le col de la Forclaz et la route allant de Queige à Ugine, domine la route de Megève à Ugine, prend à revers la route de Faverges le long de la Chaise ainsi que le défilé de Marlens.
Par contre, les pentes à l'Est descendant vers l'Arly ainsi qu'au Nord vers la Chaise, ne sont pas vues du fort, mais elles sont suffisamment raides, pour que la défense soit assurée par quelques tireurs embusqués. Du côté Ouest les pentes peuvent être surveillées du fort.
L'arête effilée partant de la Dens de Cons protège l'arrière de l'ouvrage et le col de l'Alpettaz et le seul endroit ou l'ennemi peut installer de l'artillerie de montagne, mais pour cela, il faudrait qu'il ait passé le défilé de Marlens, complètement battu par le fort.
Des batteries ennemies établies sur les replats du Cornillon ou sur le col de la Forclaz, sont les seuls endroits où elles peuvent entamer une lutte d'artillerie, mais les colonnes d'assauts parties de là, seraient totalement désorganisées, une fois parvenues devant le fort.

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